A Full Circle, épisode 1 : Michael Shanks revisite Enfants des dieux
Par Stargate Offworld · Publié le · Mis à jour le
Pour le premier épisode de leur podcast, Michael Shanks et David Read se penchent sur la première partie du pilote de SG-1.

Le voyage commence. Après le live de lancement, Michael Shanks et David Read ont publié le premier véritable épisode de A Full Circle consacré à la première partie d'« Enfants des dieux ».
Un pilote qui ne ressemble pas encore à SG-1
Revoir le pilote près de trente ans plus tard a surpris Michael Shanks. Le ton, très sérieux et proche du film n'a presque rien à voir avec la série que SG-1 deviendra. Il en voit les défauts mais reste fier de ce point de départ, et plus encore du chemin parcouru ensuite. Un chemin rendu possible par un renouvellement obtenu dès la moitié de la première saison, garantissant 88 épisodes, un luxe impensable aujourd'hui.
Le jeu des erreurs
Michael Shanks s'est amusé à pointer ce qui le fait tiquer aujourd'hui : l'ombre de la caméra dans le superbe plan d'ouverture, les Jaffas chaussés des mêmes rangers que les soldats terriens, le casque de Teal'c qui se replie « comme un couvercle de poubelle », ou encore Apophis qui vient faire lui-même le sale travail. Sans oublier la grande question : comment les Jaffas ont-ils pu repartir sans DHD ? Il faudra attendre Stargate : Continuum et son composeur portatif pour avoir la réponse.
Il note aussi que les Jaffas, guerriers d'élite dans le film, deviennent vite de la chair à canon. David Read a son explication : les terriens utilisent des balles perforantes !
Richard Dean Anderson et ses manies
Les anecdotes sur Richard Dean Anderson ne manquent pas. Chaque fois qu'un réalisateur demandait de reprendre « depuis le début », il répondait par la première réplique de Jack dans le pilote : « Retraité ». Une blague répétée pendant dix ans. Et dès qu'il avait un accessoire sous la main, il en faisait le centre de la scène. David Read invite d'ailleurs les fans à guetter un détail récurrent : Jack trouve toujours un cheveu à repêcher dans sa tasse.
Hammond, plus tendre que prévu
Le réalisateur Mario Azzopardi voulait faire de Hammond un général dur, dans la lignée du général West du film. Une approche qui ne plaisait pas à Don S. Davis, et qui ne lui ressemblait pas. Sa chaleur naturelle a fini par s'imposer, comme plus tard celle de Beau Bridges, venu lui aussi jouer les durs avant de se laisser attendrir par l'équipe.
Michael Shanks reconnaît par ailleurs que l'arrivée de Carter en salle de briefing, avec les moqueries de Kawalsky et Ferretti passe très mal aujourd'hui, même si elle reflétait sans doute l'époque.
Une histoire d'amour née sur le tournage
Michael Shanks regrette que le pilote n'ait pas pris plus de temps pour montrer le couple Daniel et Sha're, Vaitiare Bandera apportant selon lui une vraie magie au rôle. C'est d'ailleurs sur ce tournage qu'ils se sont rencontrés. Logés au Sutton Place Hotel de Vancouver pendant toute la production, une véritable « colonie de vacances pour adultes », ils ont commencé à se fréquenter. Moins d'un an plus tard ils attendaient leur premier enfant.
Derrière le décor
Michael Shanks se souvient de l'émerveillement ressenti en voyant la Porte tourner pour la première fois. David Read, lui, a perdu une part de l'illusion en visitant le plateau : le mur « en béton » du SGC n'était que du placo et le haut du décor, du tissu.
Autre détail croustillant : dans la salle des cartouches, censée révéler les adresses de la Porte, on ne voit que des hiéroglyphes, les mêmes qui décorent les vaisseaux-mères. Une question de budget selon David Read qui a dévoilé les croquis originaux. En revanche tous deux saluent l'iris, l'un des effets les plus réussis de la série.
Petit défi pour les fans : vers la 38e minute, Michael Shanks pense avoir reconnu Frida Betrani future interprète de Lya, en figurante abydonienne sans en être certain.
La scène qui a tout lancé
Pour les deux hommes, le cœur du pilote est le dialogue entre Jack et Daniel, où O'Neill avoue qu'il ne se pardonnera jamais mais qu'il lui arrive d'oublier. Une scène intime qui prolonge le film. Ce sont pourtant, souligne Michael Shanks, les premières scènes menacées de cut au montage.
David Read y voit la clé du personnage : Jack aurait remplacé sa noirceur par l'humour pour ne pas sombrer.
Michael Shanks conclut avec une anecdote savoureuse. Après sa scène dans la salle des cartouches, Richard Dean Anderson l'a félicité, avant de le prévenir qu'il était « fichu » : on allait désormais lui confier toutes les tirades d'exposition. La suite lui a donné raison.
Sources et crédits : A Full Circle