A Full Circle : premier live, premières confidences
Par Stargate Offworld · Publié le · Mis à jour le
Pour le premier live de A Full Circle, Michael Shanks est revenu avec David Read sur la genèse du podcast, son enfance en Colombie-Britannique, ses partenaires de SG-1 et la mobilisation #SaveStargate.

C'est parti pour A Full Circle. Michael Shanks et David Read ont inauguré leur podcast consacré à Stargate avec un live de près de deux heures, diffusé le jour même de la mise en ligne de la première partie d'« Enfants des dieux » sur Patreon. Au programme : les coulisses du projet, la jeunesse de l'interprète de Daniel Jackson, une galerie de portraits de ses partenaires et les questions de l'équipe du podcast.
Un podcast né d'une frustration
Michael Shanks a contacté David Read à la mi-juillet pour lui proposer de devenir son partenaire. L'idée germait depuis un moment, nourrie par les podcasts de rewatch d'autres acteurs, mais aussi par la vague de nostalgie qui l'avait gagné en discutant de la nouvelle série avec Martin Gero. Il envisageait alors de lancer ce projet entre deux saisons.
L'arrêt de la série a tout accéléré. Michael Shanks dit avoir été à la fois furieux et motivé : les fans étaient déçus, lui aussi, et il voulait leur offrir quelque chose. Il souligne aussi qu'en convention, les questions finissent par tourner en rond, au point qu'on lui demande désormais sa couleur préférée, alors que des dizaines d'histoires de tournage n'ont jamais été racontées. Le format du podcast, épisode par épisode, permet de les faire ressurgir.
Le podcast proposera aussi des cadeaux à chaque épisode grâce à Monica, une fan qui conservait une importante collection d'objets issus des ventes aux enchères organisées il y a une vingtaine d'années au profit de la recherche sur la sclérose en plaques. Pour ce premier live, un autographe signé était à gagner en répondant à une question de quiz sur Martin Lloyd.
#SaveStargate et la nouvelle série
Interrogé sur la campagne #SaveStargate, Michael Shanks la qualifie de « fantastique ». Il dit avoir été frappé, en convention, par la présence de fans de toutes les générations, informés de la mobilisation et désireux d'y participer.
Sur la nouvelle série en développement, il reste prudent : il affirme être encore en train de « digérer » l'annonce, refusant même de se dire prudemment optimiste. Mais il adresse un message clair aux participants de la campagne : si les rumeurs selon lesquelles la série respectera le canon télévisé se confirment, ils auront obtenu le meilleur scénario possible. Selon lui, le studio ne les a peut-être pas écoutés, mais il les a entendus.
Une enfance au cœur des montagnes
Michael Shanks est né à Vancouver, où ses parents étudiaient à l'université Simon Fraser. Sa famille s'est ensuite installée à Golden, une petite ville des Rocheuses où son père était contremaître dans une scierie, puis à Lillooet et à Kamloops, où il a passé son adolescence, avant qu'il ne rejoigne l'université de la Colombie-Britannique pour étudier le théâtre.
C'est au cinéma de Golden que tout a commencé. Dès l'âge de cinq ans, il y allait avec son frère pour les séances du samedi à un dollar. Le logo de la Fox, le lion de la MGM sur grand écran : c'est là qu'est né son désir de faire partie de ces mondes.
Personne dans sa famille n'était artiste, mais ses parents l'ont toujours soutenu. Son père, qui rêvait de le voir devenir sportif professionnel, lui a répété de suivre ses rêves, quitte à l'aider à se relever en cas d'échec. Détail savoureux : ses parents regardaient SG-1 par principe, mais la science-fiction n'est pas leur tasse de thé. Son père s'était même endormi devant Star Wars. Ils préfèrent les téléfilms Hallmark, et détestent le voir jouer les méchants.
MacGyver, sans jamais l'avoir regardé
Michael Shanks avoue n'avoir jamais regardé MacGyver. Adolescent à l'époque, il avait d'autres priorités. Sa première rencontre avec la série remonte au jour de son audition à l'université : en attendant, il est allé à Jericho Beach, où se tournait justement un épisode. Il y a aperçu Richard Dean Anderson, arrivé au volant d'une Dodge Viper, contemplant la plage en solitaire.
Ses partenaires, en quelques mots
Michael Shanks a dressé le portrait de ses partenaires de SG-1 :
Richard Dean Anderson : à la fois figure paternelle et grand frère espiègle, un ami et un mentor, toujours présent dans les moments les plus difficiles, même s'il reste une personne très discrète.
Amanda Tapping : la grande sœur qu'il n'a jamais eue, une femme de principes qui fait toujours ce qui est juste, et la première à accueillir chaleureusement les acteurs invités sur le plateau.
Christopher Judge : l'exact opposé de Teal'c. Bavard, exubérant, émotif, il remplit une pièce dès qu'il y entre. Michael Shanks raconte qu'il demandait des bouchons d'oreilles au maquillage pour ne plus entendre Christopher Judge et Ben Browder discuter sans fin entre les prises.
Don S. Davis : la personne la plus chaleureuse du plateau, incapable de jouer les durs sans laisser transparaître sa bonté. Ils avaient même créé ensemble une société de production. Ses rares trous de mémoire provoquaient des fous rires. Michael Shanks dit qu'il lui manque.
Teryl Rothery : capable de rire à un enterrement et de s'entendre avec n'importe qui, dotée d'un humour mordant.
Claudia Black : une partenaire de jeu exceptionnelle. Dès leur rencontre sur « En détresse », elle lui a demandé ce qu'elle pouvait lui apporter, une première pour lui. Ils ne s'étaient pas revus depuis 2009 avant leurs retrouvailles à Dragon Con.
Beau Bridges : une légende, venu jouer un général intransigeant avant d'être rapidement « attendri » par la chaleur de l'équipe. Michael Shanks espère le recevoir dans le podcast.
Ben Browder : celui qui lui ressemble le plus, passionné et investi. Il raconte qu'en saison 9, il a gardé sa barbe pour éviter toute confusion entre les deux acteurs.
Le souvenir d'une convention en France
Parmi les questions de l'équipe, Marsha Middleton, qui a créé le programme Stargate de Dragon Con, l'a interrogé sur ses premières conventions. Michael Shanks révèle que pendant les cinq premières saisons, l'équipe n'était invitée nulle part. Sa première convention a eu lieu après son départ de la série.
Il garde un souvenir particulier d'une convention en France, vers 2003 ou 2004 : un public très jeune et si enthousiaste que les acteurs se sont sentis comme des rock stars, au point de ne plus se sentir en sécurité. Une soirée prévue dans un bar parisien a même été annulée par la sécurité.
Il a d'ailleurs évoqué une récente visite au Louvre en famille, regrettant de voir les visiteurs filmer la Joconde avec leur téléphone au lieu de simplement la regarder .
Les autres questions de l'équipe
À la question de savoir quelle part de Daniel Jackson se retrouvait dans Charlie, son personnage de Saving Hope, il répond que ses propres manières et son humour transparaissent inévitablement d'un rôle principal à l'autre.
S'il n'était pas devenu acteur, il serait sans doute enseignant, ou travaillerait dans le marketing : il suivait un cursus de commerce avant de bifurquer vers le théâtre.
Selon lui, ses longs monologues techniques dans SG-1 n'ont pas influencé la suite de sa carrière : peu de professionnels connaissaient vraiment la série, ce qui lui a évité d'être enfermé dans un rôle. Avec Amanda Tapping, ils se décrivaient comme les « plombiers » de la série, chargés de poser les dialogues pour que les autres puissent passer à l'action.
Sur « La Princesse Shyla », où Daniel devient dépendant du sarcophage, il explique ne pas avoir connu personnellement l'addiction, mais en avoir été témoin dans son entourage.
Il a appris les répliques en russe de Daniel phonétiquement, sans coach.
Il est revenu sur le tournage du téléfilm Arctic Blast en Tasmanie : persuadé d'arriver en plein été, il a découvert le grésil à Hobart, l'hémisphère sud ayant les saisons inversées.
Un site et une équipe
Le live a aussi été l'occasion de présenter le site officiel du podcast, conçu par Frederick, un développeur montréalais qui collabore avec David Read depuis son adolescence. Il rassemble tous les contenus publiés sur Patreon et YouTube, classés par épisode, avec la liste des invités et des membres fondateurs. Le logo du podcast a été dessiné par le créateur français IBREC.
Pour finir, Michael Shanks a dévoilé quelques pièces de collection : les lunettes originales de Daniel Jackson des premières saisons, et sa veste du pilote, autographiée.
Comment suivre A Full Circle
Chaque contenu est d'abord proposé pendant trois jours aux soutiens Patreon, avant d'être mis en ligne gratuitement sur YouTube, puis sur les plateformes de podcast. La première partie d'« Enfants des dieux » est déjà disponible, accompagnée d'une nouvelle interview de Jonathan Glassner. Les questions des fans sur le pilote seront traitées à la fin de la deuxième partie.
Comme l'a résumé Michael Shanks, l'aventure ne fait que commencer.
Sources et crédits : A Full Circle Podcast