Le conseil de Michael Shanks à la prochaine génération de Stargate
Par Stargate Offworld · Publié le
Alors que Stargate s’apprête à redémarrer chez Amazon MGM Studios, l’un des visages les plus marquants de la franchise a tenu à envoyer un message très clair sur ce qui, selon lui, fera la différence entre une réussite… et une déception.

Le conseil de Michael Shanks à la prochaine génération de Stargate : « Prenez votre temps »
Alors que Stargate s’apprête à redémarrer chez Amazon MGM Studios, l’un des visages les plus marquants de la franchise a tenu à envoyer un message très clair sur ce qui, selon lui, fera la différence entre une réussite et une déception.
Michael Shanks, l’inoubliable Daniel Jackson de Stargate SG-1, s’est exprimé récemment en interview (notamment sur la chaîne Dial the Gate) au sujet des défis qui attendent la nouvelle équipe. Et son point principal n’a rien à voir avec le casting ou les effets spéciaux : il parle avant tout de format et de temps narratif.
Le piège des saisons “format streaming”
Pour l’acteur, le danger numéro un, c’est le modèle devenu classique des plateformes : des saisons réduites à 8 ou 10 épisodes.
> « Je sacrifierais volontiers une partie des effets visuels pour avoir une saison plus longue », a-t-il expliqué.
Selon lui, la force de SG-1 ne venait pas d’abord des batailles spatiales, mais de la chimie entre les personnages. Or, cette alchimie ne se fabrique pas sur commande : elle se construit, épisode après épisode. Avec des saisons de 20 épisodes et plus, la série d’origine pouvait se permettre des épisodes plus “intimes” (voire des épisodes “bouteilles”), des intrigues secondaires, des respirations… tout ce qui aide le public à s’attacher vraiment à une équipe.
“Qualité contre quantité” : un débat trompeur
Shanks prévient aussi d’un effet mécanique : quand on n’a que 8 épisodes, on a tendance à pousser l’histoire principale à marche forcée. Résultat : moins de scènes simples, moins de moments de complicité, moins d’espace pour voir les héros exister autrement que dans l’action.
« Ce n’est pas suffisant pour raconter une histoire avec de la profondeur », insiste-t-il, en résumant le risque : des séries superbes à regarder, mais au final trop superficielles.
Le message aux producteurs
En clair, l’appel de Shanks est limpide : ne pas tout miser sur le spectacle. Si la nouvelle série veut retrouver ce qui faisait battre le cœur des fans, elle devra laisser ses personnages respirer, se parler, se tromper, se construire, bref, vivre à l’écran, et pas seulement courir d’un cliffhanger à l’autre.
Reste à savoir si Amazon, habitué aux grosses machines visuelles (comme Les Anneaux de Pouvoir), choisira d’entendre cette demande de revenir à des fondamentaux plus “télé” : du temps, des personnages, et une aventure qui s’installe.
Sources et crédits : Dial the Gate