A Full Circle : Michael Shanks ouvre les coulisses de SG-1

Par Stargate Offworld · Publié le · Mis à jour le

Avant le lancement de A Full Circle, Michael Shanks a répondu aux questions des fans : coulisses de SG-1, idées refusées et regard sans illusions sur la future série d'Amazon.

A Full Circle : Michael Shanks ouvre les coulisses de SG-1

Une semaine avant le lancement officiel de A Full Circle, son podcast consacré à Stargate SG-1, Michael Shanks a participé à un live de près de deux heures animé par David Read. L'occasion de répondre aux questions de plusieurs communautés de fans venues du monde entier, dont les Français de Stargate Fusion. Coulisses, idées refusées, anecdotes de tournage et regard sans détour sur la future série d'Amazon : voici ce qu'il faut retenir :

Une communauté internationale réunie

Autour de l'interprète de Daniel Jackson et de David Read, l'émission a rassemblé huit groupes : Save Stargate, Stargate Fusion, les créateurs français IBREC et Matt Eagle SG, le site allemand Stargate Project, la chaîne de rewatch Wormhole Extremists, Sci-Fi TV, Suns and Shadows / Stargate Files et le Stargate Fandom Podcast. IBREC a d'ailleurs créé le logo du podcast, et Matt son générique, réalisé sur LightWave 3D, l'un des logiciels utilisés à l'époque pour les effets visuels de la série.

A Full Circle : un podcast tourné vers les coulisses

Le principe est simple : revoir SG-1 épisode par épisode depuis le pilote. Mais Michael Shanks prévient d'emblée : il ne s'attend pas à de grandes révélations sur la série elle-même qu'il connaît par cœur après en avoir visionné tous les montages à l'époque. Ce qui l'intéresse ce sont les histoires qu'on ne lui a jamais demandées : ce qui se passait sur le plateau et dans la vie de l'équipe au moment du tournage par exemple.

Le rythme promet d'être généreux. Chaque partie d'« Enfants des dieux » dure environ 45 minutes, et le duo a passé plus d'une heure quinze sur chacune. À ce jour, ils ont enregistré trois émissions et une interview.

Tout sera proposé en avant-première sur Patreon pendant 72 heures avant d'être mis en ligne gratuitement sur YouTube.

Côté invités, tout le monde est envisagé. Richard Dean Anderson a donné son accord de principe, même si la logistique s'annonce délicate. Amanda Tapping est souhaitée, Teryl Rothery viendra, et David Read espère convaincre Beau Bridges avec l'aide de Michael. James Spader en revanche, ne viendra pas. Si le podcast se poursuit jusqu'à Atlantis et Universe, Michael Shanks découvrira ces séries en grande partie comme un nouveau fan.

Les annonces de Save Stargate

Le mouvement a profité du live pour dévoiler son programme. Save Stargate tiendra son tout premier panel au Los Angeles Comic-Con, pendant le week-end d'Halloween, avec de grosses annonces sur son avenir : le mouvement entend s'inscrire dans la durée. Des projets sont également prévus pour l'an prochain, à l'occasion des 30 ans de SG-1.

Save Stargate lance aussi une pré-émission de A Full Circle : une watch party diffusée en direct sur YouTube, Twitch et Facebook juste avant chaque épisode du podcast, avec des spectateurs qui découvrent Stargate pour la première fois.

Daniel Jackson, de l'imitation à la création

Interrogé sur la reprise du personnage après James Spader, Michael Shanks explique qu'il s'est d'abord attaché à coller au Daniel du film, celui que la production attendait. Mais lorsque la série a été renouvelée en pleine première saison, portant la commande à 88 épisodes, il a refusé de faire carrière en imitant le travail d'un autre acteur. Il a alors gommé progressivement ce qu'il avait construit petit à petit pour que le public ne remarque pas la transition.

Une telle commande, presque inimaginable aujourd'hui, a été vécue comme un mélange de soulagement et d'angoisse, les contrats permettant aux producteurs d'écarter un acteur à tout moment. Avec le recul il y voit surtout un cadeau, qui a permis à la série de trouver ses marques sans la pression d'une annulation permanente. Le prix à payer a été lourd sur le plan personnel : il a manqué le mariage de son frère et n'était pas présent à la naissance de son enfant.

Quant aux rares visites de Daniel sur Atlantis, il les explique simplement : le personnage avait sa place dans SG-1, et les deux séries cherchaient à rester distinctes. Il ne voyait de toute façon pas Daniel commander la base.

Les idées qu'il a soufflées aux scénaristes

C'est l'un des passages les plus savoureux de l'émission. Michael Shanks est à l'origine de l'idée du « Crâne de cristal », inspirée par des livres offerts par un technicien du plateau.

En saison 7, dans la writer room, il a proposé environ huit histoires, dont six ont été rejetées par le showrunner Robert C. Cooper. Parmi elles, des êtres qui aspirent l'énergie vitale, inspirés du film Lifeforce mais Cooper ne voulait pas de vampires. L'année suivante, Stargate Atlantis arrivait avec les Wraith. Une histoire de fontaine de jouvence, d'abord refusée, a fini par devenir « La Fontaine de Jouvence », et une proposition de moines télé kinésistes au service d'Anubis présentait d'étonnantes ressemblances avec les Ori de la saison 9. L'épisode qu'il a finalement écrit, « Résurrection », ne lui tenait pas vraiment à cœur et Cooper l'a réécrit.

Des anecdotes de tournage en pagaille

Le live a donné un avant-goût des histoires à venir. Le tournage de « L'Ennemi intérieur » a coïncidé avec la fusillade de North Hollywood, celui de « Menace » avec le 11 septembre. Sur « Les Esprits », le corbeau dressé de la production, attaqué par des corbeaux locaux, a été retrouvé à plus d'un kilomètre, marchant tristement au bord de la route.

Il a aussi expliqué pourquoi Daniel perd sa jambe dans Stargate : Continuum. Retenu sur le tournage de 24 heures Chrono à Los Angeles, il ne pouvait pas garantir sa présence pour les prises de vues en Arctique. Brad Wright a donc adapté le scénario pour que Daniel reste en retrait, ses scènes étant tournées en studio. Loin d'y voir une punition, il considère que cela lui a offert une dimension émotionnelle supplémentaire à jouer. Et il ne regrette rien : il était au chaud pendant que ses partenaires esquivaient les ours polaires.

Ses coups de cœur et ses regrets

Pour convaincre quelqu'un de regarder Stargate, il choisirait « Le Supplice de Tantale », qui réunit selon lui tout ce que représente la série. À éviter absolument : « La Grande Épreuve », l'épisode involontairement le plus ridicule de SG-1.

Côté interprétation, il salue Richard Dean Anderson dans « La Théorie de Broca » et « Double », ainsi que Saul Rubinek dans « Héros ». Hors Stargate, il garde un souvenir particulier du téléfilm Mr. Hockey, consacré à Gordie Howe, et de son rôle de Victor dans Burn Notice.

La nouvelle série d'Amazon : un regard sans illusions

Interrogé sur la série en développement chez Amazon MGM Studios avec Jac Schaeffer, Michael Shanks n'a pas mâché ses mots. Selon lui, tout ce qui fait Stargate à ses yeux, cette série ne l'aura pas. Il affirme que le projet de Martin Gero n'a pas été arrêté pour son histoire, mais parce qu'Amazon ne voulait pas de continuation même avec un lien ténu vers la franchise. Le studio fait aujourd'hui ce qu'il avait annoncé : confier la série à quelqu'un sans lien avec les séries précédentes.

Il précise toutefois que cela ne signifie pas que la série sera mauvaise. Il n'a rien contre la scénariste, dont Martin Gero lui a assuré qu'elle ferait une très bonne série, mais estime qu'on l'a placée dans une position difficile. S'il se trompe, il le reconnaîtra. Pour l'heure, il n'attend aucune continuation et sera simplement curieux de voir le résultat.

Il a aussi posé une question qui résume le sentiment d'une partie de la communauté : si le studio veut faire quelque chose de complètement différent, pourquoi le faire sous le nom de Stargate ? Pour lui, la valeur de la franchise, ce sont les fans. Et comment lui donner tort ?

Un podcast plus urgent que jamais

En conclusion, Michael Shanks a reconnu avoir d'abord été agacé que l'annonce de la nouvelle série tombe au moment où ils s'apprêtaient à offrir du réconfort aux fans. Mais elle rend selon lui le podcast encore plus important. Si le studio passe à autre chose, A Full Circle sera une belle façon de revisiter ce que l'équipe de SG-1 a accompli.

Le podcast débute dans une semaine.


Sources et crédits : A full Circle

À lire aussi