A Full Circle, épisode 2 : les coulisses d’« Enfants des dieux »

Par Stargate Offworld · Publié le

Pour la seconde partie du pilote de SG-1, Michael Shanks et David Read reviennent sur les incohérences du scénario et les anecdotes de tournage.

A Full Circle, épisode 2 : les coulisses d’« Enfants des dieux »

Après une première partie riche en souvenirs, Michael Shanks et David Read ont bouclé « Enfants des dieux » dans le deuxième épisode de A Full Circle. Un épisode toujours aussi généreux en coulisses mais marqué par des révélations plus graves.

Quand Daniel fait quelque chose de stupide

Michael Shanks a inauguré une rubrique qu’il promet de retrouver souvent dans les premières saisons : « Et là, Daniel fait quelque chose de stupide ». Premier exemple : lorsque Daniel se précipite vers Sha’re devenue l’hôte d’Amaunet. Sur le moment, il se demandait déjà ce que le personnage espérait faire une fois arrivé près d’elle. La scène existait surtout pour justifier la cascade, où sa doublure, le coordinateur des cascades Scott Ateah, est projeté en arrière. Lui-même n’a tourné que l’impact contre le mur.

Avec l’expérience, il aurait proposé une alternative : que Daniel s’approche lentement, prudemment, pour tenter d’atteindre Sha’re, tout en se faisant quand même repousser. Même chose lorsque Daniel se porte volontaire pour devenir un hôte : un geste censé montrer son amour, mais peu crédible pour un personnage qui réfléchit habituellement à tout. Et Jack n’est pas en reste, en dévalant seul la colline vers Skaara, sans avoir retenu la leçon.

Les petites anecdotes

  • Les montres G-Shock de l’équipe SG disparaissaient régulièrement des loges. Le coupable : Christopher Judge, qui les ramenait à ses enfants et accusait Michael Shanks auprès de l’accessoiriste.

  • La sortie de la prison par le mur a été tournée le tout premier jour, sous une pluie torrentielle. Rien de ce qui a été tourné ce jour-là n’a pu être utilisé.

  • Les incohérences de la lance jaffa l’amuse encore : capable de percer un mur ici, à peine de brûler un tronc d’arbre ailleurs.

  • La musique, largement reprise du film, lui a paru trop envahissante lors de la projection à Los Angeles. Il salue la version Final Cut, restaurée avec la musique de Joel Goldsmith.

  • Le Goa’uld qui choisit Skaara, est souvent associé par les fans à Zipacna. Michael Shanks connaissait l’acteur avant Stargate : il l’avait vu jouer Petit Jean dans une pantomime de Robin des Bois à Toronto, rôle qu’il a ensuite repris dans le Robin des Bois avec Russell Crowe.

  • Les vestes de l’équipe SG ont changé au bout de quelques épisodes : trop brillantes pour la caméra et trop bruyantes pour les micros.

La scène de nudité...

C’est le passage le plus grave de l’épisode. Michael Shanks explique que le contrat de Vaitiare Bandera, l’interprète de Sha’re, n’autorisait qu’une nudité partielle. Sur le tournage, il lui aurait été demandé d’aller plus loin, puis la scène aurait été filmée et montée au-delà de ce qui était prévu. Selon lui, l’actrice a ensuite subi des pressions pour signer une autorisation a posteriori, ce qu’elle a fini par faire à contrecœur.

Michael Shanks, qui la fréquentait alors, raconte qu’on lui a demandé de ne pas s’en mêler et regrette aujourd’hui de ne pas être intervenu. Il estime que la responsabilité commence avec le réalisateur, qui a tourné la scène, et remonte jusqu’à Showtime, qui a choisi de la diffuser. Il dédouane en revanche Brad Wright et Jonathan Glassner, absents du plateau ce jour-là.

Pour lui, la scène n’apportait rien : la version montée sans nudité raconte exactement la même histoire. Vaitiare Bandera avait elle-même évoqué cet épisode dans la première saison de Dial the Gate.

Un conseil d’acteur

Michael Shanks en a tiré une règle qu’il a appliquée tout au long de la série : quand on n’est pas d’accord avec une scène, il ne suffit pas de dire que ça ne fonctionne pas. Il faut proposer une solution qui permette d’atteindre le même résultat dramatique, sans trahir le personnage.

Les questions des fans

  • Pour préparer le rôle, il a regardé le film entre douze et vingt fois, en louant la cassette au vidéoclub.

  • Il a aussi visité les salles égyptiennes du musée de Toronto, avant de comprendre que la mythologie de la série était trop librement adaptée pour que ses recherches lui servent vraiment.

  • Les gags du carnet de Daniel à la recherche de l’adresse de la Terre, ont été ajoutés le jour du tournage. Il possède toujours l’accessoire original.

  • Personne n’imaginait que la série durerait dix ans : à l’époque, rares étaient les films adaptés avec succès en séries .

  • Dès les essais, Amanda Tapping, Christopher Judge et lui se sont naturellement rapprochés. La production envisageait une rivalité entre Daniel et Teal’c, idée que Christopher Judge et lui ont rapidement écartée.

  • Le premier jour de tournage l’a épuisé : douze à quatorze heures sous la pluie glaciale de Vancouver en février, sans pause déjeuner, et sans savoir encore relâcher la pression entre deux prises, une habitude héritée du théâtre.

Prochain rendez-vous : « L’Ennemi intérieur ».

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Sources et crédits : A full Circle

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